Ce que vous pouvez faire



 

Il est toujours possible de participer à la protection de la faune de chez nous et votre bonne action pourra aider une multitude d'espèces. Voici des suggestions réunies par classe d'animaux, suivies de quelques cas spécifiques.


Classes

Poissons

Informez-vous des règlements de pêche récréative de votre région. La connaissance des zones de pêche, des espèces permises, des quotas journaliers, des poissons-appâts pouvant être utilisés et des restrictions quant à la taille des poissons qu'il est permis de garder permettent de maintenir la ressource en bonne situation.


Amphibiens et reptiles

Signalez une espèce au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec. Vos observations peuvent ainsi contribuer à améliorer nos connaissances sur la répartition de ces espèces au Québec.





Oiseaux

Inscrivez-vous à un club d'ornithologie. Les membres de ces clubs sont captivés par les oiseaux et des sorties d'observation sont organisées régulièrement. Il existe un club dans presque toutes les régions du Québec.

De plus, si vous allez à la chasse aux oiseaux, informez-vous des règlements de votre région. La connaissance des zones, des espèces permises, des quotas journaliers et du nombre maximal permis d'avoir en sa possession permettent de maintenir la ressource en bonne situation.



Mammifères

Informez-vous des règlements de chasse et de piégeage avant de pratiquer votre activité. Les quotas, les zones, les dates ainsi que les engins permis sont mis en place pour éviter que des animaux ne soient abattus ou capturés accidentellement ou que de trop fortes pressions ne soient exercées sur les populations. L'enregistrement obligatoire de certaines espèces permet aux gestionnaires de la faune d'assurer la gestion durable de leurs populations.

Il est à noter que lors de l'achat d'un permis de chasse, de pêche ou de piégeage, une partie de l'argent est versée à la Fondation de la faune du Québec. Ces montants sont réinvestis dans les projets reliés à la faune.



Aidez un organisme

De façon générale, vous pouvez aider un organisme qui œuvre à la protection des ressources naturelles du Québec. Voici deux suggestions :

  • Adhérez à la carte de crédit NATURE Visa/Desjardins de la Fondation de la faune du Québec. Un pourcentage des achats réalisés avec la carte est remis à cet organisme pour financer des projets de protection et de mise en valeur des habitats de la faune.
  • Achetez la bière la Rescousse. Elle est brassée au Québec par la brasserie le Cheval Blanc. Une redevance pour chaque bière achetée est versée au fonds Partenaire pour la biodiversité de la Fondation de la faune du Québec. Ce fonds finance des projets sur les espèces menacées et vulnérables du Québec.

Quelques cas spécifiques

Carcajou

Le carcajou est un animal qui ressemble à un petit ours. Sa population au Québec est principalement située au nord du 50e parallèle (latitude de Chibougamau). Si vous pensez avoir vu un carcajou, il est important que vous en préveniez le bureau du Ministère le plus près de chez vous. Les rapports d'observation recueillis permettent de documenter la présence de cet animal au Québec.





Chauves-souris

Il y a huit espèces de chauves-souris au Québec; cinq demeurent sur le territoire toute l'année et trois migrent vers le sud pour l'hiver. Celles qui passent l'hiver parmi nous prennent habituellement refuge dans des cavernes ou d'anciennes mines. Puisqu'elles ne peuvent pas s'alimenter d'insectes durant la période froide (elles hibernent), il est très important qu'elles ne soient pas dérangées. La présence humaine à l'intérieur d'un hibernacle peut causer un dérangement et, par conséquent, réveiller les chauves-souris. Ces réveils leur demandent une importante dépense énergétique. Il est donc recommandé de ne pas fréquenter ces lieux en hiver. Les espèces présentes au Québec sont toutes insectivores et elles jouent un rôle non négligeable dans le contrôle des populations d'insectes nuisibles.

 

Précautions à prendre

Les chauves-souris peuvent être porteuses de la rage. Il est donc conseillé de ne pas attraper ni manipuler les chauves-souris à mains nues. Si vous êtes en présence d'une chauve-souris qui semble être dans un état anormal (ex. trouvée par terre ou qui ne vole pas), la prudence s'impose. Si vous devez la manipuler, utilisez des gants ou une pelle, placez l'animal dans un sac de plastique et contactez l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Vous devez consulter un médecin si vous avez été mordu ou mis en contact avec une chauve-souris.

Cougar

La présence du cougar au Québec suscite encore aujourd'hui bien des interrogations. Bon an mal an, les nombreuses observations de ce félin plutôt discret, malgré sa taille, fournies par autant de personnes et colligées par le Ministère pour la partie méridionale du Québec laissent peu de doute sur sa présence dans la province. De récentes observations ont permis de confirmer cette présence à l'aide d'une analyse de l'ADN des poils laissés en nature. Le Ministère est toujours à la recherche d'autres observations qui viendraient confirmer la présence du cougar dans d'autres régions du Québec. Si vous croyez avoir observé un cougar au Québec, vous pouvez communiquer avec le bureau du Ministère le plus près de chez vous. Les rapports d'observation faits depuis 1991 permettent de préciser l'abondance, la répartition et les conditions dans lesquelles ces animaux sont observés. Ces données permettront éventuellement d'élaborer des mesures de gestion appropriées à cette espèce.

Oiseaux de proie

Au Québec, les oiseaux de proie (aigles, buses, hiboux) sont protégés en vertu de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune. Cette loi interdit, en tout temps, de chasser, de piéger ou d'avoir en sa possession un oiseau de proie (vivant ou mort). Il arrive à l'occasion que certains (ex. aigle royal, pygargue à tête blanche) soient victimes de captures accidentelles dans des pièges prévus pour d'autres espèces (renard, coyote, loup). Dans de telles circonstances, les piégeurs doivent libérer l'oiseau et le relâcher. Si l'oiseau est blessé (ce qui est le cas le plus souvent) ou mort, les piégeurs doivent le déclarer à un agent de protection de la faune du Ministère. Les oiseaux blessés seront acheminés à un centre de réhabilitation d'oiseaux de proie.

Tortues

Au Québec, les neuf espèces de tortues sauvages sont protégées en vertu de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune. Cette loi interdit de les chasser, de les capturer, de les garder en captivité ou de les vendre. Ces espèces de tortues ne doivent donc pas se trouver en animalerie. Il va de soi que les espèces sauvages doivent être laissées dans la nature et que les espèces exotiques gardées en captivité ne doivent pas être relâchées dans la nature.