La biodiversité


 

Cette section présente de l’information sur la biodiversité en général, ainsi que sur la biodiversité en milieu agricole.

La biodiversité
La biodiversité en milieu agricole

 

La biodiversité

Qu’est-ce que la biodiversité et pourquoi est-elle importante?

La biodiversité désigne la diversité ou la variété du monde vivant, c’est-à-dire la variété des espèces, de leurs caractères génétiques et de leurs milieux de vie, appelés aussi habitats ou écosystèmes.

Le terme biodiversité est très récent. Il a été utilisé pour la première fois au début des années 1980. Son utilisation plus fréquente depuis la dernière décennie coïncide avec la prise de conscience de l'extinction de plusieurs espèces ce qui a mené à la signature de la Convention internationale sur la diversité biologique (Convention de Rio).

C’est grâce à la biodiversité que les humains trouvent les ressources naturelles dont ils dépendent pour satisfaire leurs besoins essentiels. Ces ressources leur fournissent un apport inestimable en nourriture, en fibres pour les vêtements, en médicaments et en bois pour le chauffage et la construction d'habitations. Elles permettent aussi de maintenir un milieu de vie harmonieux et sain. En effet, une grande variété d’espèces et d’habitats sont nécessaires pour purifier l’air, assurer la décomposition de la matière organique, régulariser l’écoulement des eaux et équilibrer l’ensemble des cycles de la nature.

De plus, la biodiversité permet aux espèces et aux écosystèmes de maintenir leurs fonctions et de survivre lorsque surviennent des changements dans l’environnement. Il peut s’agir de nouveaux prédateurs, de parasites ou de maladies évoluant rapidement, d’espèces envahissantes compétitives, de conditions climatiques extrêmes, de désastres naturels ou de perturbations humaines.

État de la biodiversité au Québec

Le Québec présente une grande variété d’espèces végétales et animales et d’habitats. Du nord au sud, on trouve également une grande diversité de milieux : toundra arctique, toundra forestière, forêts de conifères, forêts mixtes, forêts de feuillus, lacs, rivières, tourbières, marais, marécages, marais intertidaux, milieux marins, terres agricoles, paysages urbains, etc. Le climat, la géologie, la physiographie et l’ hydrographie seraient les principaux facteurs naturels expliquant la répartition des espèces québécoises, ainsi que la diversité et l’originalité des habitats ou écosystèmes. On peut d'ailleurs obtenir des détails sur les caractéristiques bioclimatiques du Québec en consultant la « Carte des zones de végétation et domaines bioclimatiques du Québec ».

Les principales perturbations qui affectent la biodiversité sont d’origine humaine, par exemple :

  • la pollution causée par les rejets industriels, agricoles et municipaux (égouts, fosses septiques, incinération ou enfouissement);
  • les coupes forestières;
  • les transports;
  • le drainage des milieux humides;
  • les pluies acides, etc.

Il en résulte la perturbation, la fragmentation et même la destruction d’habitats. Les espèces disparaissent lorsqu’elles n’arrivent plus à trouver un habitat leur permettant de répondre à leurs besoins vitaux.

Compte tenu des conditions climatiques plus favorables, c’est au sud et à l’ouest du Québec que les espèces sont les plus nombreuses. C’est aussi dans cette région que les pressions humaines sur les habitats sont les plus fortes, principalement à cause de l’urbanisation et de l’agriculture.

Le Québec compte 38 espèces fauniques désignées menacées ou vulnérables en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec et 115 autres espèces, sous-espèces ou populations fauniques figurent sur la liste des espèces susceptibles d'être désignées menacées ou vulnérables.

De plus, 78 espèces de la flore sauvage sont légalement désignées menacées ou vulnérables au Québec. L’information détaillée concernant ces espèces est disponible sur notre site Web. L’Atlas de la biodiversité produit en 2005 présente une analyse plus complète de l’état de la biodiversité au Québec.

Engagements gouvernementaux

En 1992, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement de Rio de Janeiro, deux accords internationaux importants ont été signés : la Convention sur les changements climatiques et la Convention sur la diversité biologique. Ce dernier traité reconnaît pour la première fois que la conservation de la diversité biologique est « une préoccupation commune à l’humanité » et qu’elle fait partie intégrante du processus de développement

 
Coccinelle asiatique multicolore
(Christian Guay)
 

Le Canada et le Québec ont adhéré à l’esprit de la Convention sur la diversité biologique et se sont engagés à intervenir pour protéger la biodiversité dans leur stratégie respective, soit :

Voir également