Ensemencement des plans d'eau

L’ensemencement des lacs et cours d’eau est une méthode de gestion couramment utilisée au Québec afin de mettre en valeur la pêche ou de préserver des populations de poissons en déclin.

Bref portrait de l’ensemencement au Québec

Cadre légal et orientations ministérielles

  • Zonage aquacole
  • Cas d’exception (ensemencement hors zonage)
  • Orientations ministérielles

Types d’ensemencement

  • Ensemencements de conservation
  • Ensemencements de mise en valeur

Production et ensemencement

  • La production de poissons au Québec
  • Programme d’ensemencement du Ministère
    • Bilans annuels
  • Où aller pêcher? Plans d’eau mis en valeur par le Ministère
  • Ensemencer un plan d’eau en poissons issus d’une pisciculture privée

Ensemencement dans les réserves fauniques, les zecs et les pourvoiries à droits exclusifs

  • Plans d’ensemencement
  • Cas particulier des réserves de biodiversité et des réserves aquatiques

Documentation et liens utiles


Bref portrait de l’ensemencement au Québec

Selon l’objectif visé, plusieurs types d’ensemencement sont possibles.

Dans ce domaine, il est important pour l’État de ne pas entrer en compétition avec l’industrie piscicole privée, qui est le principal acteur dans le milieu de l’ensemencement. C’est pourquoi les ensemencements réalisés par le Ministère reposent principalement sur des motifs de conservation et de promotion de la pêche auprès de la relève, alors que l’industrie se concentre davantage à répondre aux besoins de mise en valeur. Ainsi, la production piscicole privée se base principalement sur des souches de poissons domestiques, alors que les stations piscicoles gouvernementales produisent des lignées indigènes à partir de géniteurs ou d’œufs prélevés dans la nature pour plusieurs espèces, pour lesquelles on élabore des protocoles de fraie et de croisement permettant de maximiser la diversité génétique des stocks d’élevage. La mission de l’État est également d’élaborer, au besoin, des protocoles d’élevage pour des espèces difficiles à produire, comme le bar rayé ou le chevalier cuivré.

Au Québec, de nombreuses espèces ont fait l’objet d’un programme d’ensemencement au fil des ans. La principale est sans conteste l’omble de fontaine, fréquemment utilisé pour promouvoir l’offre de pêche dans les diverses régions du Québec. La truite arc-en-ciel, la truite brune, les hybrides ombles moulac et lacmou, l’omble chevalier, de même que la ouananiche, le touladi et, dans une moindre mesure, le doré jaune sont également utilisés pour l’ensemencement dans un objectif de mise en valeur. Ces trois dernières espèces servent également à l’ensemencement des plans d’eau du Québec à des fins de conservation, dans le but de préserver les populations indigènes, à l’instar du saumon atlantique, du chevalier cuivré et du bar rayé.

Production annuelle de poissons d'intérêt sportif au Québec, de 2007 à 2011

Espèces
Industrie privée
État
Production annuelle moyenne (tonnes)
Type de marché (%)*
Production annuelle moyenne (tonnes)
Table
Ensemencement
Omble de fontaine
653,8
3
94
16,0
Truite arc-en-ciel
577,8
60
38
2,5
Omble chevalier
53,6
77
21
-
Saumon atlantique
-
-
-
0,7
Truite brune
3,8
0
100
2,0
Moulac/Lacmou
2,6
0
87
0,4
Touladi
0,9
3
87
2,1
Ouananiche
1,8
11
83
0,3
Doré jaune
0,6
7
93
0,1

* La différence en % est vendue via l'étang du pisciculteur
Source des données pour l'industrie privée : Direction de l'aquaculture et du développement durable, MAPAQ, octobre 2012