Stratégie de protection des forêts

Gestion du feu, des insectes et des maladies des arbres










Cartes écoforestières
Gestion de l'information des agences régionales de mise en valeur des forêts privées (GIA)
Gestion des transmissions de rapports d’activité technique et financier (RATF)
Permis d'exploitation d'usine de transformation
du bois
Plans d'aménagement et thématiques forestières

Portail mesurage et facturation

Système PLANTS

 

 






Stations d'observation


Stations d'observation

On appelle « stations d'observation » les sites où l'on cueille des informations sur les insectes et les maladies qui affectent les arbres. Les sites retenus pour l'établissement de ces stations doivent évidemment être représentatifs des milieux à étudier (peuplement, plantation, verger à graines, etc.). C'est également le milieu qui dicte les dimensions des stations d'observation. Selon la façon dont elles sont choisies et le rôle qui leur est dévolu, les stations peuvent être permanentes, semi-permanentes, ponctuelles ou temporaires.

Stations d'observation permanentes

Un réseau de stations d'observation permanentes, établi à partir des caractéristiques écoforestières régionales et de l'historique des épidémies, permet de surveiller en priorité les peuplements naturels où les épidémies sont récurrentes. On optimise ainsi la détection et le suivi des maladies et des populations d'insectes. Depuis 1986, le réseau de stations d'observation permanentes a été progressivement intégré à celui des placettes permanentes du Ministère. Les données entomologiques et pathologiques recueillies grâce à ces stations servent surtout à mesurer les fluctuations annuelles et à dégager les tendances des populations afin d'en prévoir l'évolution à court et à moyen terme. Jointes aux données écoforestières disponibles, elles permettent aussi d'établir des liens entre les infestations, les caractéristiques de la forêt et les pratiques d'aménagement.

Stations d'observation semi-permanentes

Un réseau de stations d'observation semi-permanentes est implanté aléatoirement dans les plantations de conifères et de feuillus pour y suivre l'activité des insectes et des maladies et en dresser le bilan annuel. Il sert également à la détection, bien qu'il ne soit pas spécifiquement conçu à cette fin. Comme le risque d'épidémie varie selon l'âge des arbres, c'est ce dernier facteur qui détermine le nombre de plantations à échantillonner.

Dans une région donnée, ce nombre est également proportionnel aux efforts de reboisement consentis au cours des 40 dernières années. Tous les ans, le réseau est partiellement renouvelé, afin que chaque plantation choisie soit surveillée pendant au moins dix ans. On s'assure ainsi de recueillir des informations sur une période suffisamment longue pour dégager les tendances à long terme des populations d'un insecte ou la vitesse de propagation d'une maladie. Les plantations remplacées sont sélectionnées au hasard parmi les fichiers des plantations répertoriées sur les terrains privés et publics. Ce renouvellement partiel permet aussi de conserver la structure des âges intacte afin d'obtenir des résultats à la fois comparables d'une année à l'autre et représentatifs de l'état de santé de l'ensemble des plantations.

Pour faire le suivi à long terme de certains insectes ou maladies qui touchent davantage les arbres plus âgés, quelque 100 plantations du réseau sont suivies sur une base permanente.

Stations d'observation ponctuelles et temporaires

Les stations d'observation ponctuelles sont établies pour dépister les insectes et les maladies dans le milieu forestier. Quand les populations dépassent un seuil donné, on doit ultérieurement prendre d'autres types de mesures et la station d'observation ponctuelle devient automatiquement une station d'observation temporaire. Des visites additionnelles sont effectuées pour mesurer la défoliation appréhendée à la mi-saison et évaluer les populations futures. Les données ainsi obtenues complètent celles recueillies dans les réseaux de stations semi-permanentes et permanentes.






Retour à la page précédente