Répertoire des projets de recherche
Lien vers page d'accueil, Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
Répertoire des projets de recherche 2019-2020-2021
Direction de la recherche forestière

Description du projet

Titre du projet :
Adaptation et vulnérabilité des chauves-souris aux pratiques forestières québécoises
Titulaire du projet :
André, Desrochers (UL)
Collaborateur(s)
scientifique(s) :
Anouk Simard, Jacques Jutras, Louis Imbeau
Problématique : Selon le dernier Bilan forestier d'aménagement durable 2000-2008, les connaissances sur la biodiversité en milieu forestier sont insuffisantes, particulièrement chez les espèces à statuts précaires, comme les chauves-souris du Québec. Cinq des huit espèces de chauves-souris présentes au Québec sont arboricoles et susceptibles d'être désignées dans le cadre de la loi québécoise sur les espèces menacées et vulnérables. Le manque de connaissances sur les chauves-souris des forêts québécoises est préoccupant, parce que nous ne disposons ainsi d'aucun outil de gestion. Parmi les menaces qui pèsent sur les chauves-souris, on note l'arrivée du syndrome du museau blanc, une maladie fongique, et le déclin des populations d'insectes aériens, ce qui a des répercussions sur les espèces qui les consomment. L'impact des pratiques forestières sur les chauves-souris devrait nous préoccuper, car les forêts abritent probablement l'essentiel des populations des chauves-souris du Québec, qui passent la moitié de leur vie et se reproduisent dans des arbres-abris, en plus de s'alimenter au-dessus ou à proximité des peuplements forestiers. Nous proposons d'établir une compréhension de base de l'influence des pratiques forestières québécoises sur l'alimentation, le repos et la reproduction des chauves-souris. Pour atteindre cet objectif, nous évaluerons la sélection d'habitats d'alimentation et de reproduction par ces organismes, à des échelles spatiales allant de l'arbre au paysage. L'occurrence et les déplacements des chauves-souris seront respectivement étudiés par l'entremise de transects de détection acoustique et de ratio-télémétrie. Nous mesurerons aussi l'abondance des insectes en vol à proximité des différents types de peuplements (succession et interventions sylvicoles) et la disponibilité et le degré d'utilisation des chicots. Nous établirons deux dispositifs d'échantillonnage : un à la Forêt Montmorency et l'autre dans la Forêt d'enseignement et de recherche du Lac Duparquet en Abitibi.
Ce projet posera les premiers jalons d'une connaissance détaillée des habitats des chauves-souris des forêts du Québec. La combinaison des résultats provenant de deux localités avec des paysages contrastés permettra d'évaluer directement la portée géographique des résultats, chose rare dans les études de sélection d'habitats. Ce projet sera stratégique car il stimulera l'élaboration d'un programme de recherche sur les chauves-souris forestières du Québec et la formation d'une relève spécialisée dans ce domaine. Avec un tel programme, nous augmenterons nos chances de comprendre les répercussions des pratiques forestières et possiblement des changements climatiques et des pathogènes sur les populations de chauves-souris des forêts québécoises. De plus, de telles connaissances devraient aider le MRNF à concevoir des mesures de rétablissement ou de protection afin de protéger les sites de repos et de maternité des chauves-souris forestières.
Objectifs : Notre objectif général est d'établir en trois ans une compréhension de base de l'influence des pratiques forestières sur l'alimentation, le repos et la reproduction des chauves-souris, en mettant l'accent sur la forêt boréale québécoise. Pour atteindre cet objectif, nous évaluerons la sélection d'habitats à des échelles spatiales allant de l'arbre individuel au paysage. De plus, nous évaluerons les mouvements quotidiens des individus de manière détaillée parmi les différentes composantes du paysage forestier.
Nos objectifs spécifiques sont de connaître :
· les types de peuplements dans lesquels les différentes espèces de chauves-souris s'alimentent, élèvent leurs jeunes et se reposent dans la forêt boréale québécoise;
· les caractéristiques des arbres-gîtes et de leurs peuplements, ainsi que la disponibilité des arbres susceptibles d'abriter les chauves-souris arboricoles;
· l'échelle spatiale à laquelle la sélection des habitats est la plus prononcée (rayons de 100, 500, 1000 ou 2000 m);
· la fidélité intra- et inter- annuelle des chauves-souris aux arbres-gîtes;
· l'abondance des insectes en vol à proximité des différents types de peuplements forestiers, et son influence sur la répartition des sites d'alimentation des chauves-souris;
la distance entre les sites d'alimentation et les arbres-gîtes, en fonction de la structure des paysages (peuplements et localisation des points d'eau dans des rayons de 500, 1000 et 2000 m)
Numéro de projet : 2012-FM-163232
Sous-domaines bioclimatiques où les résultats s'appliquent

Lien vers Portail du gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2016-2023